L’employeur ne doit pas prendre en considération l’état de grossesse d’une salariée pour rompre son contrat de travail au cours d’une période d’essai.
Lorsque la rupture de la période d’essai à l’initiative de l’employeur intervient après qu’il a été informé de l’état de grossesse de la salariée, il lui appartient d’établir que sa décision est justifiée par des éléments sans lien avec l’état de grossesse.
La charge de la preuve ne peut donc peser sur les épaules de la salariée.
Dans cette affaire, la salariée est informée par lettre du 27 octobre 2017 du renouvellement de sa période d’essai jusqu’au 23 janvier 2018 inclus, compte tenu de la prise en considération d’une période de congés. Le 28 novembre 2017, la salariée déclare à son employeur son état de grossesse. L’employeur rompt la période d’essai le 16 janvier 2018. Les détails : ici.